Adopter une poule pour réduire ses déchets

30 janvier 2018
Adopter

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Ramasser des œufs frais, tout en limitant ses déchets, c’est ce que propose la société Adopte une poule, créée par Thomas Roul, jeune entrepreneur.

L’idée

Après des études agricoles et un poste de conseiller d’élevage avicole, à 20?ans, Thomas Roul a décidé de créer sa propre entreprise.

Soutenu par Initiative Loire-Atlantique nord, sa société Adopte une poule a vu le jour en septembre 2015. Son concept?: fournir des poulaillers fabriqués en France à domicile, équipés de pondoir et perchoir, avec des poules et de l’alimentation, le tout accompagné d’un guide d’élevage et de conseils.

De bons œufs frais pour toute la famille

L’idée première est la valorisation des déchets, « à l’instar de ce que faisaient nos grands-parents. Les poules mangent nos restes alimentaires et en grattant le compost, elles accélèrent la dégradation des déchets. » Complétés d’une petite poignée de céréales quotidienne, elles fourniront en retour de bons œufs frais pour toute la famille.

La poule reste un animal requérant un minimum d’attention. «?Si le poulailler est bien nettoyé, elle fait sa vie. Ce n’est pas très contraignant.?»

Thomas Roul privilégie les races locales, la Coucou de Rennes ou encore la poule noire de Janzé qui avait disparu. « Cette dernière est intéressante, car c’est une poule rustique très active, que l’on peut élever en association avec des ruches, pour lutter contre les frelons asiatiques, qu’elle mange. »

Avec deux poules dans son jardin, une famille de quatre personnes peut réduire d’un tiers le volume de ses déchets. Il est d’ailleurs déconseillé de n’adopter qu’une poule si l’on ne veut pas la voir dépérir. Ces dames aiment la compagnie…

Des poules dans les gares

La jeune société a développé des partenariats avec des collectivités et établissements publics et privés, auxquels elle propose un service d’implantation de poulaillers éco-sociaux. Le dispositif a vu le jour dans des instituts médico-éducatif (IME) et établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), des écoles et depuis peu dans des gares de la région parisienne.

La SNCF a fait appel à lui pour installer des poulaillers pédagogiques connectés. « Son objectif était d’animer la gare et créer du lien, explique le jeune homme. Les œufs pondus sont distribués aux agents et voyageurs déposant leurs restes alimentaires. L’absence de salmonelles est garantie par des contrôles bactériologiques. Le poulailler est équipé de caméras et détecteurs indiquant au chef de gare le niveau de réserve d’aliment, la température et la présence d’œufs.?»

Thomas Roul espère bientôt monter son propre élevage de poules, pour fournir directement les animaux.

Contact. Tél. 07 88 32 63 21 et adopteunepoule.fr